21 juil. 2026

 " Miroir de nos peines "   de Pierre Lemaître   14/20

      Avril 1940. Louise, 30 ans, court nue sur le boulevard du Montparnasse. Afin d'appréhender le traumatisme dont elle vient d'être victime, Louise devra mener une enquête qui lui fera reconsidérer son passé. En même temps, la France tout entière est saisie par la panique : les forces armées allemandes déferlent sur le pays avec une rapidité folle, semant le chaos partout. Là, dans ces conditions dantesques, émergera la vraie personnalité des gens. Je ne veux surtout pas en dire plus, beaucoup de critiques divulgâchent sans vergogne.

      Avec cette suite d'Au revoir là-haut et des Couleurs de l'incendie, Pierre Lemaître nous emporte dans l'une des périodes la plus critique pour la France : la débâcle de mai 1940, moments historique où les routes étaient bondées de gens fuyant l'avancée allemande. Le cadre est posé, maintenant le caractère de ses protagonistes n'a plus qu'à se révéler, mais parfois la barrière est fine entre les héros et les salauds, entre les menteurs et les honnêtes gens et entre les courageux et les lâches. En effet, sans que l'on sache vraiment pourquoi, l'esprit de certains optent, à peine le temps de la réflexion, pour une folie altruiste ou pour un repli individualiste. L'homme est si imprévisible et tant de force contraire l'agite.

      Parmi les divers personnages du roman, l'un, m'a particulièrement intrigué, passionné et amusé, il s'agit de Désiré. Un menteur professionnel capable de faire croire à n'importe qui qu'il est l'homme de la situation. En particulier quand il enfile les habits de prêtre, il possède une telle faconde, un tel enthousiasme, qu'il se met tout le monde dans la poche. J'imagine, derrière sa plume Pierre Lemaître s'amuser à écrire les diatribes de notre Père Désiré, c'est jouissif. D'ailleurs, à lui seul, ce personnage solaire mériterait un roman. 

      Pierre Lemaître travaille en historien, il se documente énormément sur les différentes périodes historiques de ses romans afin d'en saisir la substantifique moelle avec le plus de véracité possible. Comme un rappel historique pour les plus jeunes lecteurs ou ceux qui ont oubliés, ou ceux qui ne s'y sont jamais intéressés.

      Au travers de ce récit, des thèmes contemporains sont abordés : les discours de propagande, le problème des réfugiés, le concept de désobéissance, l'idée fallacieuse de supériorité, etc.

      Malheureusement, on devine un peu trop que tout ce beau monde, éparpillé sur les routes de France, va finir par se retrouver. Certaines coïncidences manquent de crédibilité. Des destins se croisent de manière improbable, néanmoins, sans être un chef-d'oeuvre, ce roman, par son récit haletant vous fera passer un agréable moment de détente.


10 juil. 2026

 Petit aperçu du jardin estival 2026

 partie 1



La bourrache prend son essor sous un ciel caniculaire, ses jours sont comptés.



Cette année, nous en sommes déjà, en ce début juillet, à la troisième canicule. Le jardin souffre énormément. De ma vie de modeste jardinier, je n'ai jamais vu cela.



Bombardées par les rayons assassins, les salades meurent...



... ou montent en graines de façon spectaculaire.



L'arrosage n'y fait rien, la mort végétale rôde.



Je suis obligé de mettre des protections solaires partout, si je veux garder quelques légumes non brûlés.



Ainsi, le potager devient beaucoup moins sexy !
On dirait presque une décharge !



Pas bien folichon cette suite de cageots protecteurs.



Partout j'érige des palissades.



Avec un parterre d'hortensias, cela paraît plus jolie.



Sous ma tente, salades et haricots essayent de mener une vie normale de légume.



Obligé d'installer ma nurserie à l'ombre de mon châtaignier.



Même serre se couvre de draps et de couvertures afin de faire descendre la température. Grâce à ce procédé peu esthétique, je perds 20°. Efficace !



Seul, le dipladénia se pavane en plein soleil...



... ainsi que les hydrangéas...



... et quelques fleurs hibiscus.



Œillets d'Inde et Cosmos essaient de faire bonne figure.



Profitant de la fraîcheur toute relative du matin, un pied de courge de Nice tente une extension verticale.



Seul légume à produire malgré tout, les pieds de courgette.



Venue de je ne sais où, une chenille de machaon se faufile sur une branche de Rue (plante aux feuilles originales).



Dans un coin élevé du jardin, mon épouvantail se rit de tous mes désappointements.



On se quitte avec la plante qui ressemble le plus à notre terrible astre solaire.

A bientôt, si je ne suis pas cuit !